Traiter le spina bifida avec une imprimante 3D

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imprimante 3D contre le spina bifida
le spina bifida traité avec une imprimante 3D
Deux chercheurs de LUMC (Pays-Bas) et de l’hôpital Erasme travaillent à l’élaboration d’une technique de traitement du spina bifida grâce à l’impression 3D.

Les chercheurs du Centre Médical Universitaire de Leids (LUMC) et d’Erasme mettent au point en effet une nouvelle technique chirurgicale in utero pour traiter le spina bifida. Cette malformation de la colonne vertébrale du fœtus entraîne des dommages irréversibles au système nerveux. Les deux universités élaborent une nouvelle technique in utero, permettant de fermer la colonne vertébrale avec un bouchon de silicone. L’idée est de développer une imprimante 3D qui, sous la forme d’une aiguille introduite dans l’utérus de la mère, puisse refermer les nerfs endommagés.

Traiter le spina bifida au plus tôt

Selon Dick Oepkes, chirurgien gynécologue spécialiste des opérations in utero de l’université de Leids, « au cours des dernières années, l’impression 3D a énormément fait progresser la médecine, mais avec des interventions limitées à l’extérieur du corps. La singularité de notre démarche est de créer une imprimante fonctionnant indépendamment à l’intérieur de l’utérus de la femme enceinte. »

« L’opération est réalisable entre la 1ère et la 16ème semaine de grossesse, alors que le liquide amniotique est encore suffisamment liquide et les dégâts à la colonne sont encore limités. À partir de la 20ème semaine, le liquide amniotique devient dangereux pour le système nerveux du bébé. En opérant si tôt, il n’y aurait aucune atteinte permanente. » En effet, actuellement, la seule manière de soigner le spina bifida est une opération du fœtus, dans le ventre de sa mère, à 5 mois de grossesse.

Cette nouvelle procédure, moins invasive, est encore à l’étude et ne peut pas être testée sur animaux, car la fourrure d’un animal et la peau d’un humain sont trop différents. Les chirurgiens préfèrent utiliser pour l’instant un simulateur d’utérus, avec des résultats encourageants.

Si les recherches se poursuivent bien, les premières interventions pourraient avoir lieu dans 5 ans. En attendant les deux scientifiques viennent de remporter le prix Open Mind et une subvention de 50 000€.